Le principe de la collection « One bad day » est plutôt simple : proposer un récit court sur un supervilain emblématique de Batman, détaillant une unique mauvaise journée qui a complètement renversé le cours de son existence. Ce concept de base reprend de manière assumée le pitch du célébrissime « Killing Joke » de Alan Moore.
Ici, nous retrouvons le célèbre éco-terroriste Ra’s Al Ghul 1, chef de la Ligue des Assassins, dans un plan à l’échelle internationale visant à s’en prendre aux principaux magnat de l’économie des énergies fossiles. Il se heurtera rapidement à Batman (qu’il nomme le détective) ainsi que Robin (alias Damian, son propre petit fils).
Comme le soulignent déjà beaucoup de critiques sur cette série, le concept d’origine n’est absolument pas respecté dans cet album. Et si l’on y suit avec plaisir Ra’s Al Ghul dans sa croisade écologique, il n’est aucunement fait mention d’une journée particulière qui le fait basculer. Dommage. Toutefois, ne boudons pas notre plaisir : ce court récit (court pour un comics : 72 pages pour une histoire complète) se suit avec un grand plaisir. Et si le scénario de Tom Taylor ne brille pas par son originalité, son issue maintient toutefois le lecteur en haleine ! Les dessins sont somptueux, et la couverture annonce clairement la couleur, ce qui n’est vraiment pas toujours le cas dans la BD. Les compositions des planches sont habilement recherchées, sans être trop sophistiquées, permettant une immersion tout à fait agréable. L’ambiance générale qui en ressort est un mélange d’ombre et de lumière, tant au premier qu’au second degré.
Une lecture conseillée, qui n’est vraiment pas passé loin d’être un coup de cœur !
Pour en savoir plus sur le personnage de Ra’s, que j’apprécie beaucoup, voyez également cet ancien article.